Suivez-nous sur

Politique

RDC-Lamuka : Patrick Mundeke, proche de Katumbi taxe de « traitre » Mbusa Nyamwisi

Publié le

sur

Patrick Mundeke, conseiller de Moise Katumbi en matière de la jeunesse a réagi à la décision de Mbusa Nyamwisi Antipas, portant suspension de sa participation aux prochaines activités de la plateforme de l’opposition Lamuka.

Mbusa Nyamwisi a dit vouloir aider le président de la République Félix Tshisekedi à pacifier l’Est du pays et à lui apporter son soutien pour éradiquer la maladie à virus Ebola qui a déjà fait plus de 1300 victimes à Beni et Butembo au Nord-Kivu, sa province d’origine, et en Ituri.

Pour Patrick Mundeke, Antipas Mbusa est un « traitre, car il a toujours joué le double jeu. »

« Ça ne m’a pas surpris, je connais Mbusa. il a toujours joué le double jeu … Il est dans cette école politique en RDC où les gens ne peuvent pas se sacrifier pour le peuple et ne voient que leurs intérêts, ce ne sont pas eux qui croient aux valeurs. Il est dans la logique de ce qu’il a toujours été. C’est un traitre, et je pense ce que je dis vraiment », a déclaré Patrick Mundeke lors d’une exclusivité avec Africa24sur24 à Goma.

Celui-ci minimise cependant les conséquences de cette situation.

« L’œuf n’est pas entrain de se briser, non. Au contraire, il est entrain de se nettoyer. Ce n’est pas une question de fidélité mais d’efficacité. »

Selon ce jeune candidat non élu aux législatives du 30 décembre 2018 en ville de Goma, Antipas Mbusa se cache derrière des subterfuges en justifiant qu’il veut soutenir le chef de l’État à sécuriser l’Est du pays, car « il n’est pas la solution aux problèmes sécuritaires et sanitaires qui touchent l’Est de la RDC. »

A lui d’ajouter que « l’époque des hommes providentiels est passée, que Mbusa Nyamwisi n’est pas la solution aux problèmes du Nord-Kivu, et que ces problèmes s’inscrivent dans les tâches structurelles du chef de l’État. Si aujourd’hui on parvient à avoir une armée, une police ou encore une justice qui fonctionne correctement, tous les problèmes sécuritaires vont se régler au Nord-Kivu, en Ituri, au Sud-Kivu, au Kasaï, à Maï-Ndombe etc. », a-t-il conclu.

G.M

Les plus populaires