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Société

Kasaï Central : les vérités du gouverneur Martin Kabuya après l’interdiction de la marche de la LUCHA par la mairie à Kananga

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Sur un ordre émanant de la mairie de Kananga après l’interdiction formelle de la manifestation , les élèments de la police nationale congolaise ont étouffé ce vendredi 1er octobre 2019 la marche du mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) et Filimbi contre les arrêtés du gouverneur du Kasaï Central Martin Kabuya désignant à titre intérimaire les maires, bourgmestres et chefs de secteurs.

En réplique , le gouverneur du Kasaï Central s’est livré à Africa24sur24.net pour éclaircir la situation et démentir quelques accusations portées à sa charge quant au traitement dont les militants de la lucha auraient été victimes à l’hôtel du gouvernement provincial du Kasaï Central à Kananga de la part des éléments de la police commis à sa garde suite à leur marche de protestation interdite par la Mairie de Kananga.

Certains militants nous ont confirmé que la police s’est fait accompagner du Gouverneur Martin Kabuya .

Du coup, après vérification auprès de l’intéressé et voilà certaines précisions :

1. L’information selon laquelle Martin Kabuya est dans son bureau au bâtiment administratif semble être fausse car l’échange vidéo de notre média avec l’Autorité Provinciale montre qu’il est encore à sa résidence dans son salon

2. Lui même ne reconnait pas avoir prononcé un mot ce matin minimisant une quelconque autorité hiérarchique

3. L’autorité provinciale révèle que le Maire de Kananga est l’unique autorité habilitée à autoriser ou non une marche pour la ville et non le Gouverneur de Province .

4. Le Gouverneur Kabuya en reconnaissant le rôle de la sentinelle des mouvements citoyens dans notre pays, se dit ne pas se livrer à un jeu d’attaque et d’agression. Il exhorte les mouvements citoyens à demeurer respectueux de l’autorité établie et à jouer réellement leur partition comme société civile.

Du côté mouvement citoyen LUCHA , Joseph Bope demande au maire de la ville de Kananga à s’impliquer pour la libération d’une vingtaine des militants interpellés pendant la marche.

Rédaction

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