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Société

Kasaï Central : la Russie appuie le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à Kananga

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La Fédération Russe via le Programme alimentaire mondial (PAM) envisage d’assister les populations victimes de la guerre y compris les retournés de l’Angola. Mais d’après l’ambassadeur de la Russie accrédité en RDC en séjour à Kananga où il a été reçu par le gouverneur Martin Kabuya, il faudra mobiliser plusieurs fonds pour atteindre toutes les personnes visées. 

Le site retenu pour cette opération d’assistance reste la mission catholique de Mikalayi située à 35 Km du centre ville de Kananga.

Le PAM est en train de focaliser son intervention dans l’espace kasaïen sur deux volets : assister la population affectée par le conflit, avec de la nourriture, et assurer la nutrition des enfants malnutris.

Jusqu’à décembre 2017, quatre cent mille personnes ont été assistées. Mais, la communauté Russe compte atteindre aussi plusieurs personnes.

Milices tribales

L’insuffisance de fonds n’est pas la seule difficulté. Cette région a connu récemment des affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et miliciens. Certaines poches d’insécurité persistent encore. Beaucoup de villages, notamment dans le territoire de Tshikapa, sont toujours déserts. Leurs habitants ont été tués ou se sont déplacés. 

Les autorités locales affirment que ce territoire a été parmi les plus touchés par « la milice de Kamuina Nsapu ». Sur un total de neuf secteurs de Tshikapa, sept ont été sérieusement secoués, obligeant la population locale se déplacer massivement notamment vers l’Angola voisin.
La cité de Kamonia avait à peu près soixante-dix mille habitants avant les troubles. Et pendant ces évènements, il n’y avait que des militaires et des policiers qui maintenaient la sécurité . Avant le conflit, tout le territoire comptait plus 5 millions d’habitants, 35 à 40% de déplacés sont rentrés dans leurs milieux respectifs.

Outre l’insécurité, la dégradation d’infrastructures routières constitue un réel défi pour faire parvenir l’aide aux bénéficiaires.

«Entre Kananga et Tshikapa, il y a plus ou moins 300 kilomètres. Nos camions nécessitent deux semaines minimum pour faire le trajet », avait déploré Mateo Perrone, coordonnateur des urgences du PAM pour l’espace kasaïen.

Sylvain Mukendi

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