Suivez-nous sur

Politique

Coup d’Etat au Mali: Constant Mutamba interpelle les acteurs du FCC-CACH à privilégier l’harmonie afin de prévenir « cette voie de crise en RDC »

Publié le

sur

Après le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta et l’instauration « d’une transition politique civile » censée conduire à des élections générales, de nombreuses interrogations persistent sur l’avenir politique du Mali et de certains pays en Afrique .

Le putsch de mardi a été condamné par la communauté internationale et plusieurs acteurs politiques qui s’inquiètent de l’aggravation de la crise au Mali, déjà en proie aux violences djihadistes et intercommunautaires, et des contestations.

En République Démocratique du Congo, l’un des cadres de la famille politique de l’ex président Joseph Kabila a lancé un cris de coeur aux acteurs de la coalition au pouvoir afin d’éviter « cette voie de recours à la force » .

« La coalition FCC-CACH a tout intérêt à privilégier le consensus et l’harmonie. L’instabilité au Mali doit interpeler les acteurs de ce deux plateformes au pouvoir » a alerté Constant Mutamba, président du parti politique NOGEC

Déjà au Mali, les auteurs du coup d’Etat ont annoncé la mise en place du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et indiquent ne pas vouloir s’éterniser au pouvoir.

La question est de savoir quand est-ce que les élections se tiendront et quel sera le rôle des civiles (politique et religieux) dans le processus de transition ?

Que doit-on attendre de la CEDEAO?

La CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) qui a vivement condamné l’arrestation du président malien puis le coup d’état a déjà adopté la même posture qu’en 2012 lors du putsch d’Amadou Haya Sanogo, mais avec une plus grande célérité.

Le bloc régional avait maintenu une forte pression sur la junte de l’époque activant éventuellement le levier des sanctions contre les militaires en cas de refus d’un transfert du pouvoir aux civils.

Parmi les leviers qu’ils ont tirés un peu plus d’une semaine après le coup d’État du 22 mars, il y a la décision de la CEDEAO de fermer ses frontières au Mali et de mettre le pays sous embargo commerciales et financières.

Cette décision a été paralysante pour ce pays enclavé, le coupant des importations de carburant essentielles à la bonne marche de son économie. La junte a cédé quelques jours plus tard.

Cette fois, la CEDEAO a agi avec diligence en annonçant la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes avec le Mali et l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières dans les heures qui ont suivi l’arrestation du président et d’autres hauts fonctionnaires par les militaires, et avant même la première déclaration publique de la junte revendiquant le coup d’Etat.

L’instance sous régionale a aussi demandé un ensemble de sanctions immédiates contre les putschistes et leurs collaborateurs. Et ce, dans les heures qui ont suivi l’arrestation du président et d’autres hauts fonctionnaires par les militaires et avant même la première déclaration publique de la junte revendiquant le coup d’Etat.

La CEDEAO, organisation régionale et médiatrice dans la crise politique persistante au Mali depuis juin doit se réunir ce jeudi en visioconférence pour évaluer la situation.

Sylvain Mukendi

Les plus populaires