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Société

Décès du général Kahimbi en RDC: Le rapport de l’enquête pour « meurtre » déposé à l’État major général de l’armée (porte-parole)

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Cette information est révélée à la presse par le général Richard Kasonga.

A en croire le porte parole de l’armée, la commission chargée d’enquêter sur le décès le 28 février dernier du chef des renseignements militaires (Ex – Demiap), le général- major Delphin Kahimbi a remis ce mardi ses conclusions au chef d’état-major des FARDC, Célestin Mbala.

Contexte

Le général Delphin Kahimbi a été retrouvé mort à son domicile de Kinshasa . Une enquête a été ouverte sur instruction du chef de l’État. Le chef des renseignements militaires avait été convoqué à plusieurs reprises ces derniers jours pour répondre à plusieurs accusations.

Selon son épouse, le général Delphin Kahimbi a été victime d’une crise cardiaque le matin à son domicile. « Le temps de s’absenter de la pièce pour un petit moment, je l’ai retrouvé affalé », explique Brendha Kahimbi.

La version a été servie à tous les médias qui l’ont contactée sur le numéro privé du cellulaire du général défunt. Celle qui, après, s’est présentée comme étant la fille du général disparu a pour sa part évoqué une pendaison. Selon cette version, un pagne aurait été trouvé au cou du corps sans vie de l’officier…

Toutes les tentatives de réanimation ont été vaines, a poursuivi l’épouse. Conduit à l’hôpital, le général Kahimbi a rendu l’âme. Aurait-il pu se suicider ? Un haut responsable mlitaire a annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette disparition tragique pour déterminer les causes réelles du décès. Une autopsie a également été ordonnée, a dit le même officier.

Toutes les dispositions sont prises pour élucider les circonstances de cette douloureuse perte. Une enquête est diligentée. Les conclusions de celle-ci feront l’objet d’un communication ultérieure.

Au moment de sa mort, le général Delphin Kahimbi était en résidence surveillée chez lui, sous la responsabilité du parquet militaire. Pas donc de spéculation à ce stade, prévient l’armée congolaise. Le FCC partenaire du parti présidentiel parle d’une disparition brutale qui met à mal l’équilibre fragile des institutions du pays.

Chef de renseignement militaire, le général Delphin Kahimbi a été convoqué à plusieurs reprises ces derniers jours pour répondre à plusieurs accusations : liens avec des groupes armés, tentative de déstabilisation…

Selon des sources de la présidence aux chancelleries, il avait même été suspendu. Le porte-parole de l’armée reconnaissait lui qu’une enquête avait été ouverte sur les allégations le concernant. Il y a une semaine, le général avait été empêché de se rendre en Afrique du Sud pour, avait-il dit, y poursuivre des soins médicaux.

« L’a-t-on fait taire ? »

Cette mort suscite des remous à Kinshasa. La classe politique tout comme la société civile avaient appelé à une enquête sérieuse après sa mort.

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