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Société

RDC-Elections de 2023 : Vers un glissement ? ( réflexion) 

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Tous les ingrédients sont réunis pour que l’organisation des élections en 2023 soit impossible et même avant 2025. Alors que la population dans son ensemble et la classe politique est favorable de manière directe ou indirecte, tacite ou voulue que ces élections soient tout simplement repoussées à une date où seul Dieu sait (calendes grecques). Ce que fera que le pays enregistre pour sa seconde fois le glissement. Si pour la première fois avec Kabila il nous a fallu deux ans supplémentaires pour obtenir les élections, il sera alors difficile de savoir exactement combien de temps il nous faudrait avec l’actuel président Tshisekedi pour aller aux bureaux de vote.

La classe politique manipulatrice et manipulée

Il est difficile aujourd’hui de comprendre que les politiciens de tous bords soient réellement d’accord pour qu’on ait des élections en 2023.

Les partis politiques de l’opposition et la société civile exigent des réformes électorales comme préalables avant la désignation des nouveaux animateurs de la CENI et ainsi les installés.
C’est la position vendue à la population, qui, malheureusement ne voit pas les conséquences directes sur ces réformes qui du reste sont difficiles à les obtenir car les intérêts politiques seront entachés, d’une part et de l’autre part, la conséquence directe est de ne pouvoir pas obtenir des élections après 5 ans voulus par la constitution de la république.

Ngoyi Kasanji du Front commun pour le Congo émet l’hypothèse de faire passer la présidence du suffrage universel direct au suffrage universel indirect. Nous n’allons pas parler de la modification de la loi électorale de 2015 lorsque les congolais impuissant ont vu les deux tours de la présidentielle passée à l’unique tour.

Ces intentions montrent clairement le bien fondé de réformer le système électoral mais avec intérêts divergents entre protagonistes. Le débat qui ne fera que consommer le temps et donner les béquilles au pouvoir en place de demeure ainsi que voir l’accomplissement de certains refrains tels que : *nous allons faire la remise et reprise avec Jésus-Christ* .

L’union pour la démocratie et le progrès sociale, UDPS, à travers ses partisans et certains leaders a clairement fait savoir qu’il n’y aura pas élections en RDC avant 2025 épinglant quelques raisons [ identification de la population générale entre autre, raison jadis réfutées face à Kabila].

Du retard dans la préparation

Les élections s’organisent le lendemain de la fin du cycle électoral et non à la veille du vote. Le pays est ainsi en retard de plus d’une année dans l’organisation du scrutin.

La désignation des animateurs tarde et encore de controverse sur la présidence de cette institution. L’installation du bureau en question n’a même pas encore été effectuée.
Le calendrier électoral non publié, l’enrôlement des électeurs (nouveaux majeurs et élaguer les morts, les congolais de l’étranger), le financement (sources et moyens logistiques pour les opérations).

De l’autre côté, les réformes que l’on exige ici et là n’ont jamais été débattu. Cette attitude fait croire que le congolais ne sait pas ce qu’il veut réellement, tantôt les élections à temps voulu, tantôt un glissement en évoquant des raisons, qui selon notre perception peuvent être étudiées et traitées après installation du bureau de la Ceni.

Proposition

Pour obtenir les élections avant 2025 :
– Installer le bureau de la CENI maintenant;
– Discuter au tour de réformes au parlement et voter mais applicables après le prochain scrutin.

Docteur Jacques Issongo

Militant LUCHA

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