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Crise en RDC : Lisanga Bonganga exige un dialogue franc entre Fayulu, Kabila et Tshisekedi

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Lisanga Bonganga rejette en avance toutes les résolutions qui seront prises au terme des consultations amorcées par Félix Tshisekedi en République Démocratique du Congo.

A en croire le coordonnateur de la Dynamique pour la sortie de crise (Dysoc) , les consultations n’ont pas été inclusives avec l’absence de Joseph Kabila et Martin Fayulu.

« Elles n’envisagent aucune solution pour résoudre la problématique de la crise de légitimité des institutions née de l’organisation chaotique des élections législatives et présidentielle de décembre 2018. Elles éludent délibérément la prise en compte de plusieurs cas de violation intentionnelle et répétée de la Constitution au sommet de l’État », a déclaré cet ancien ministre près le parlement ce vendredi 27 novembre 2020 à Kinshasa.

D’après l’opposant, seul le dialogue entre Tshisekedi, Kabila et Fayulu peut résoudre la crise interinstitutionelle qui sévit au pays .

Visiblement, Lisanga Bonganga a compris que Félix Tshisekedi ne veut pas prendre conscience des erreurs qu’il a commises afin de changer de politique pour le bien-être du peuple congolais.

Il a décrié la mauvaise attitude de Félix Tshisekedi et son incapacité à respecter ses engagements, notamment dans le cadre des accords conclus à Genève avec Lamuka, à Nairobi avec l’UNC et à Kinshasa avec le FCC en vue de gouverner le pays.

A quoi s’attendre à la suite des consultations?

Dans son message à la nation du 23 octobre, Félix Tshisekedi avait été clair sur ses intentions, assurant qu’il ne laisserait «aucun engagement politique, de quelque nature que ce soit» primer sur ses «prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple». À l’UDPS, nombreux sont ceux qui affirment que la messe est dite pour la coalition FCC-CACH.

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Si, chez Félix Tshisekedi, la volonté de rompre avec le FCC est plus forte que jamais, il ne peut cependant pas ignorer les rapports de forces politiques et la nature de l’écosystème politico-sécuritaire dans lequel il évolue. Mais attention, rien n’est joué pour autant pour le chef de l’État congolais qui a multiplié, depuis le début des consultations, des contacts avec certains de ses homologues africains et les chancelleries occidentales. Bénéficiant déjà du soutien de l’ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, Mike Hammer, partisan de la rupture avec le FCC, Félix Tshisekedi pourrait toujours compter sur des appuis étrangers pour renverser la tendance en sa faveur. Qui ne dit, d’ailleurs, qu’il ne les a pas déjà?
Une chose semble certaine en tout cas: si les consultations ont permis à Félix Tshisekedi de prendre le pouls des différentes composantes de la population congolaise en vue de créer un nouveau paradigme dans la gestion du pays, il n’en demeure pas moins que les décisions qu’il annoncera dans les prochains jours dépendront avant tout des échanges qu’il a eus avec ses homologues étrangers. C’est dans le secret de ces entretiens que repose aussi bien le choix de la confrontation que celui de la poursuite de la coalition entre le FCC et CACH.

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