Politique
Dossier Bukanga-Lonzo en RDC : Matata Ponyo reste toujours serein et insiste « n’avoir pas peur de la justice car ayant les mains propres»
Le dossier sur la geston du projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo fait toujours polémique en RDC.
Cette affaire est actuellement examinée à la chambre haute du parlement (sénat) sur la demande du procureur général près la Cour Constitutionnelle pour la levée ou pas des immunités de l’ancien premier ministre Matata. Mais déjà la tentative de corruption des senateurs par le président Modeste Bahati a été denoncée dans la matinée par quelques cadres concernés ..
Joint au téléphone ce mardi 15 juin 2021 , la cellule de communication de Augustin Matata Ponyo a une fois de plus clamé l’innocence et dénoncé l’instrumentalisation de l’IGF et de certains sénateurs par les politiques .
« Les explications de Augustin Matata récemment était plus clair dernièrement . Qui a autorisé l’arrêt de financement de ce projet de Bukangalonzo, vital pour ce pays. La responsabilité est à situer après son départ en décembre 2016, il n’a pas pris même un dollar de ce projet ni directement ni indirectement » rassure t-elle
Par l’entremise de ses communicateurs, Augustin Matata se dit serein et affirme ne pas avoir peur de la justice car c’est grâce à elle que la lumière éclatera.
Et de renchérir : « Tout le monde saura que dans ce projet de Bukanga-Lonzo, il y a eu un premier ministre qui n’était pas gestionnaire mais qu’on a voulu incriminé pour des raisons politiques comme étant le gestionnaire. Augustin Matata n’était lié ni directement ni indirectement à la gestion du projet. Il n’y a que dans ce pays qu’on peut interroger quelqu’un qui n’était pas dans la gestion et faire de lui un coupable ».
Pour rappel, un rapport publié il y a jours semaines par quatre journalistes avait contredit l’IGF au sujet de l’échec du projet de Bukanga-Lonzo.
Pour ces professionnels des médias la débâcle de Bukanga-Lonzo est liée à l’arrêt du financement et non au « prétendu détournement ».
En vertu de l’article 107 de la Constitution, aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé en raison des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.
Pour les infractions commises en dehors des fonctions parlementaires comme c’est le cas avec le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, tout sénateur, y compris Augustin Matata Mponyo ne peut être poursuivi ou arrêté, sauf en cas de flagrant délit, qu’avec l’autorisation du Sénat.
En effet, à la lumière des articles 163 et 164 de la Constitution, la Cour constitutionnelle est la juridiction pénale du Chef de l’Etat et du Premier ministre.
Les sénateurs dont Matata Mponyo sont justiciable en premier et dernier ressort par la Cour de cassation, conformément à l’article 153 de la Constitution.
Abed Masiri
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