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Politique

RDC-Manque du consensus dans la désignation du président de la CENI : Le parti de l’opposition « NKITA » appelle Félix Tshisekedi à assurer la médiation

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En République Démocratique du Congo, les chefs des 8 confessions religieuses chargés de désigner le nouveau président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) n’ont pas trouvé de consensus autour de la personnalité qui sera désignée à ce poste.

Pour Mgr Marcel Utembi, président de la plateforme des confessions religieuses, les divergences ont persisté entre les chefs sprituels.

Depuis 2006, le chef de la CENI est désigné sur recommandation des confessions religieuses.Six des 8 chefs religieux ont fait scission et annoncé qu’ils étaient parvenus à un consensus sur la personne qui devrait diriger la commission électorale.

En juillet 2020, ce processus avait abouti à la désignation de Ronsard Malonda réputée proche de l’ex-président Joseph Kabila.

Le processus avait dégénéré et des manifestations avaient eu lieu à travers la RDC.

Dans l’entourage des six confessions religieuses, on assure que le futur président de la Céni est Denis Kadima, candidat auquel catholiques et protestants s’opposent, estimant qu’il est trop proche du président Félix Tshisekedi.

À la sortie de son audition avec les confessions religieuses, Denis Kadima a démenti tout lien avec un quelconque candidat, il a rappelé qu’il était un expert électoral reconnu sur le plan international et il a demandé à être jugé sur son CV et sur ses actes.

Le parti NKITA pour la médiation

Dans sa réaction à un média de Kinshasa , le président du parti politique de l’opposition « NKITA » affirme que les religieux ont failli à leur mission et vidé toute la substance de l’alternance démocratique chèrement acquise au sommet de l’État. Jerry Lubala sollicite l’implication du chef de l’État en tant que garant du bon fonctionnement des institutions pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

« Nous NKITA, nous nous sommes invités à ce débat pour que les confessions religieuses comprennent qu’ils sont responsables de l’échec qui est en train de se pointer à l’horizon » déclare Jerry Lubala

Par la même occasion , il interpelle le gouvernement de la République à prendre en compte d’avance la question liée à la logistique électorale.

« Avoir les élections en 2023, ce n’est pas un problème, mais il y a trois chose, la première de chose c’est les lois, ensuite la promulgation de ces lois-là et enfin la logistique financière qui est la responsabilité du gouvernement » a t-il dit dans les propos rapportés par BOSOLO.CD .

Et de poursuivre :

« A l’étape où nous sommes, il faut doubler la logistique financière pour prétendre avoir les élections en 2023.Si la logistique financière n’est pas totalement engagée les élections se tiendront au-delà de 2023, parce que jusqu’alors la question liée au fichier électoral n’est pas encore au débat »

En conclusion , le président du parti NKITA préconise la convocation d’un cadre de concertation avec les confessions religieuses qui sera Élargie aux parties prenantes au processus électoral entre autre l’opposition, la majorité et la société civile, pour lever certaines options politiques notamment la désignation des membres.

« La deuxième option politique est la question du fichier électoral qui va nous amener à la loi portant organisation des élections présidentielles, législatives Nationales et provinciales. Ce sont les éléments qui peuvent permettre de mettre le processus électoral sur le rail et d’atteindre 2023 en douceur » a t-il conclu

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