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RDC-Loi sur la CENI : Abbé Nshole à Fayulu et Muzito «Il ne faut pas nous donner un ordre »

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En République démocratique du Congo (RDC), la réforme de la Commission électorale votée par l’Assemblée nationale pour tenter d’assurer la transparence des prochaines élections a provoqué l’ire de Martin Fayulu et de son allié Adolphe Muzito.

Le texte avait déjà été discuté en amont entre les pro-Tshisekedi et les lieutenants du camp de Joseph Kabila, aujourd’hui l’opposition. Passé par la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale, il est passé comme une lettre à la poste. Une majorité écrasante de députés l’a adopté.

La principale pomme de discorde porte sur la composition du bureau de la Commission électorale. La société civile garde certes la présidence de l’institution, mais la majorité pro-Tshisekedi obtient quatre postes. Deux seulement ont été réservés à l’opposition. Ensuite, sur les quinze membres de la plénière, l’organe de délibération de la Céni, six seront issus de la majorité présidentielle, quatre de l’opposition et cinq de la société civile.

Recadrage de la CENCO à l’opposition

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a fustigé la position extrémiste des opposants Martin Fayulu et d’Adolphe Muzito.

A en croire Abbé Nshole, Lamuka aile Fayulu a extrapolé jusqu’à convier les Églises catholique et protestante de se retirer du processus de désignation du candidat président de la CENI tant que toutes les parties prenantes ne se seront accordés sur les éléments clés de cette loi.

« Lamuka aile Fayulu voit les choses en extrémistes. Il ne doit pas nous donner un ordre.Je ne donne pas un jugement de valeur, mais le point de vue de Lamuka par rapport à ce processus, nous demandant de ne pas nous engager, serait une décision extrémiste pour nous les religieux ». a t-il déclaré ce dimanche 8 août 2021 sur les ondes de Top Congo fm.

Et de poursuivre :

« Pour nous, quand bien même que cette loi ne nous paraît pas satisfaisante, il ne fallait pas bloquer les choses pour ça, c’est pourquoi, nous nous sommes engagés. C’est la preuve qu’on n’est pas là pour bloquer. Il y a des choses qu’on peut récupérer par rapport à la loi électorale ».

Abed Masiri

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