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Politique

RDC : Mboso rejette catégoriquement la proposition de loi Tshiani et insiste que « ce n’est pas une priorité pour les congolais »

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En séjour ce samedi 18 septembre 2021 à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso N’kodia a rejeté catégoriquement la proposition de loi de Noël Tshiani, sur le verrouillage de certaines fonctions de souveraineté.

A en croire le successeur de Jeannine Mabunda, cette dernière n’est pas une priorité pour les congolais.

« Ce n’est pas une priorité. Cette loi [Tshiani ndlr) je l’ai dit et je le répète, ce ne pas une priorité », a déclaré Christophe Mboso N’kodia.

Quant à l’objet de son séjour dans cette partie de la République démocratique du Congo, Christophe Mboso a fait savoir qu’il doit aussi rencontrer le président Tshisekedi.

Signalons que les députés nationaux de la famille politique de Moïse Katumbi ont décidé de prendre part à toutes les plénières durant cette session, de peur que la Loi Tshiani, portée par le député Nsingi Pululu, soit inscrite à leur insu.

En rappel , un projet de loi veut interdire l’accession à la magistrature suprême et à d’autres fonctions régaliennes à toute personne née d’un parent non congolais. Le texte initié par Noël Tshiani, candidat à la présidentielle de 2018, a été déposé au bureau de l’Assemblée nationale le 8 juillet par le député Nsingi Pululu.

La loi sur la « congolité » inquiète une partie de la société civile, certains députés, mais également la cheffe de la Mission des nations unies en RDC (Monusco), Bintou Keïta, qui a récemment mis en garde devant le Conseil de sécurité de l’ONU des « conséquences potentiellement dangereuses » d’un débat sur la nationalité.

Les détracteurs de la loi Tshiani craignent que celle-ci soit utilisée pour éliminer du jeu politique certains candidats comme Moïse Katumbi et que le pays, déjà fragilisé par les conflits, ne bascule dans une dérive xénophobe, comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire où le concept d’« ivoirité » avait contribué à faire basculer le pays dans une guerre civile entre 2002 et 2011.

Abed Masiri

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