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ISTM–Kikwit : Montée de tension entre personnel et Secrétaires généraux

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L’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Kikwit est secoué par une crise interne qui oppose le collectif du corps académique et scientifique aux Secrétaires généraux académique et administratif. Dans une correspondance adressée à la ministre de l’ESU-RSI, les plaignants dénoncent des « dysfonctionnements graves » susceptibles de paralyser les activités si aucune solution n’est trouvée.

Un intérim jugé irrégulier au Secrétariat général académique

Au centre de la contestation, les membres du collectif reprochent au SG académique de confier systématiquement son intérim au SG administratif, Éric Mundndi Akahwa, lors de ses absences.
Une pratique qu’ils jugent contraire à la loi n°18/038 régissant la gestion des établissements de l’ESU, et source de confusion entre les deux secrétariats généraux.

Accusations d’abus d’autorité et d’ingérence administrative

Le SG administratif est par ailleurs accusé d’exercer des compétences qui ne relèvent pas de son mandat : sanctions d’enseignants, ingérence dans l’organisation académique, diffusion de communiqués en auditoire, propos jugés humiliants envers certains enseignants, obstruction à l’émergence de nouveaux cadres, et utilisation de l’intérim pour régler des conflits internes.

Selon le collectif, ces pratiques ont détérioré le climat social, nourri la frustration et créé un sentiment généralisé d’injustice.

Leadership contesté au Secrétariat académique

Le SG académique n’est pas épargné. Les plaignants l’accusent d’un manque d’exercice effectif de ses responsabilités et d’un leadership jugé insuffisant, aggravant les dysfonctionnements en chaîne au sein de l’institution.

Les autorités minimisent la crise : « un simple tract »

Face à ces accusations, les autorités académiques rejettent catégoriquement la version du collectif.
Le Directeur général, soutenu par les deux Secrétaires généraux, qualifie la démarche des plaignants de « simple tract sans fondement ».
Selon eux, le comité de gestion reste soudé et parle « d’une seule voix », indépendamment des tensions observées en ce début de l’année académique.

Le collectif exige des départs immédiats

Malgré cette mise au point, le collectif maintient ses exigences : il réclame le départ immédiat des deux Secrétaires généraux, accusés de mettre en péril la stabilité et la crédibilité de l’ISTM–Kikwit.

Vers une paralysie totale des activités ?

Les enseignants annoncent que, sans intervention rapide de la tutelle :
– toutes les activités seront suspendues dès la semaine prochaine,
– une marche de protestation sera organisée, réunissant l’ensemble des corps professionnels.

Ils affirment agir pour « sauver l’honneur » de l’institution et « préserver la qualité de la formation ».

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