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Politique

Dialogue en RDC : La Commission Vérité et Réconciliation de Dodo Kamba chez NOGEC de Constant Mutamba

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La délégation du Conseil interreligieux congolais (CIC), conduite par l’Archevêque Dodo Kamba, a été reçue ce mercredi 25 février 2025 par le Président a.i. de la Nouvelle génération pour l’émergence du Congo (NOGEC), l’honorable Van Walesa Kapenda.

Devant la presse, l’archevêque Dodo Kamba a indiqué que la NOGEC, formation politique chère à Constant Mutamba, a accueilli favorablement l’initiative de mise en place d’une commission « Vérité, Réconciliation et Cohésion Nationale », destinée à ouvrir la voie à un dialogue national inclusif, fondé sur la décrispation et la justice transitionnelle.

« Il faut admettre ici que la NOGEC a apprécié notre initiative et a dit que si de telles initiatives étaient lancées plus tôt, ça aurait évité peut-être beaucoup de cas que nous déplorons ici dans notre pays », a confié le président du CIC.

Et d’ajouter : « Nous apprécions à sa juste valeur la position prise par la NOGEC qui a consisté à nous encourager dans cette démarche. C’est émouvant et c’est très encourageant en même temps. »

Répondant à une question de journaliste, l’archevêque Dodo Kamba a tenu à rassurer l’opinion après la publication d’un communiqué du Conseil National du Suivi évoquant « l’intention de l’archevêque de se rendre à Goma pour rencontrer des groupes armés et le risque d’une interférence avec la démarche annoncée par le chef de l’État ».

Il a rappelé les limites de son action pastorale : « Notre travail consiste à échanger avec tous ceux qui sont concernés dans le conflit. Mais pour y aller, je le dis clairement, pour aller à Goma rencontrer les autres, il faudrait, au préalable, que nous ayons l’autorisation du chef de l’État. On ne peut pas se permettre de faire comme ça. »

Insistant sur l’absence de toute volonté de contredire l’orientation présidentielle, il a précisé : « Nullement dans notre tête l’idée d’entraver ou de nous opposer à l’initiative du chef de l’État. Nous ne pouvons pas nous opposer à l’initiative du chef de l’État ou encore au travail qu’il a déjà entamé. » Et de conclure : « La seule personne qui peut nous orienter dans ce que nous devons faire de plus ou de moins, ce n’est que le chef de l’État. »

Par ailleurs, la NOGEC a soumis au CIC ses préoccupations liées à la situation de son autorité morale. Sur ce point, l’archevêque a indiqué que ces doléances seraient intégrées dans le rapport de la délégation : « Partout où nous passons, nous collectons les desiderata. » Puis : « Nous allons dresser un rapport à mi-parcours que nous remettrons à qui de droit, question de prodiguer quelques orientations en termes de conseils pour trouver également la décrispation que nous souhaitons. »

Réaffirmant l’esprit de sa mission, l’archevêque Dodo Kamba a souligné que le CIC entend « proposer et prodiguer des conseils pour pouvoir venir à une décrispation », tout en invitant à « dialoguer, échanger autour du relèvement du pays », dans un cadre complémentaire aux démarches déjà engagées par le Président de la République.

Cellule de Communication du CIC

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