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Politique

Affaire Beya : « Les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale » ( Porte parole du chef de l’État)

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Trêve de spéculation. La Présidence a enfin réagi au sujet de l’arrestation du Conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité François Beya. A travers un message lu au cours du journal de 20 heures de la Radio Télévision Nationale Congolaise ( RTNC), le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema a affirmé qu’il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’Etat.

 » Il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’État. Une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Il n’est pas dans les habitudes de ce service de communiquer sur ses activités. Toutefois, dans l’état actuel des choses, on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale », a-t-il déclaré.

La Présidence de la République appelle ainsi la population congolaise de manière générale à la vigilance et à éviter de donner du crédit aux spéculations diffusées dans certains médias et sur les réseaux.

« Les enquêtes se poursuivent et les investigations s’effectuent à différents niveaux. S’il s’avère nécessaire de communiquer davantage, le gouvernement de la République s’en chargera. En attendant, la Présidence de la République invite la population à la vigilance et à éviter de donner du crédit aux spéculations mensongères diffusées par les personnes mal intentionnées dans les médias et sur les réseaux sociaux », a indiqué Kasongo Mwema.

Avant de clôre son propos, le porte-parole du chef de l’État a tenu à préciser qu’il est hors de question de mettre des considérations tribales, claniques ou régionales dans cette affaire.

« Les indices sont suffisamment sérieux et ne peuvent donnent matière à d’autres considérations de nature ou de type tribal, clanique ou régional. Le processus démocratique amorcé dans notre pays par la première passation pacifique du pouvoir en janvier 2019 est un acquis à préserver à tout prix. Aucune tentative de déstabilisation de nos institutions démocratiques ne sera tolérée. De ce fait, en attendant les enquêtes, nous demandons à la population de garder son calme et de vaquer sereinement à ses activités quotidiennes. La situation est sous contrôle », a-t-il conclu.

Rappelons que le conseiller en charge de sécurité du chef de l’État, François Beya est aux arrêts dans les locaux de l’ANR depuis le samedi 5 février dernier. Les raisons de son arrestation ne sont pas connues à ce stade.

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