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Politique

RDC : Union sacrée de Félix Tshisekedi avance avec « la Loi Tshiani » au parlement

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La proposition de loi controversée sur la nationalité, considérée par l’opposition comme un moyen de barrer la route à certains candidats à la présidentielle, est reconduite sur le calendrier de la session de septembre à l’Assemblée nationale.

Ce projet porté par le député Nsingi Pululu de la coalition majoritaire Union sacrée du président Tshisekedi, vise à réserver les plus hautes fonctions de l’État, dont la magistrature suprême, aux Congolais nés de père et de mère congolais.

Si cette loi était adoptée, l’homme d’affaires Moïse Katumbi par exemple, candidat déclaré à la présidentielle, serait exclu de la course, puisque son père était italien.

Cette proposition avait déjà été alignée à l’Assemblée en mars dernier mais rapidement non débattue. Plusieurs partisans de la famille politique de Félix Tshisekedi espèrent que « cette fois sera la bonne », tandis que ses détracteurs remontent au créneau pour barrer la route à un texte sur la « congolité » qu’ils jugent dangereux.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) « craint sérieusement » que ce projet de réforme de la loi électorale « ne remette en cause la fragile unité nationale », avec à la clé « des frustrations et des violences dont la RDC n’a point besoin », a mis en garde vendredi cette association.

Pour l’organisation congolaise IRDH (Institut de recherche en droits humains), la « loi Tshiani » est « contraire à plusieurs dispositions constitutionnelles ». « Eu égard à la témérité » de ses auteurs, l’IRDH demande à l’Assemblée nationale de voter « une motion de rejet préalable » parce que, dit-il, « il n’y a pas lieu à délibérer de son fond ».

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