Afrique du Sud : pic d’infections de Covid-19 chez les enfants

« Des données préliminaires suggèrent qu’Omicron est plus contagieux », selon une responsable de l’Institut national sud-africain pour les maladies contagieuses. Un tiers de la population sud-africaine a moins de 18 ans.

En Afrique du Sud, où les cas de contaminations au Sars-CoV-2 se multiplient avec le nouveau variant, un pic d’infections parmi les enfants a été signalé par les autorités de santé, vendredi 3 décembre, sans pouvoir dire si Omicron les touche davantage. Pour les admissions à l’hôpital, « nous enregistrons une augmentation assez forte dans toutes les tranches d’âge, et particulièrement parmi les moins de 5 ans », a indiqué Wassila Jassat, spécialiste en santé publique de l’Institut national sud-africain pour les maladies contagieuses (NICD).

« L’incidence chez les moins de 5 ans est maintenant la deuxième plus élevée, juste derrière les plus de 60 ans. »

Le nombre de cas positifs augmente aussi parmi les 10-14 ans dans ce pays à la démographie particulièrement jeune, comme en Afrique en général. Un tiers de la population sud-africaine a moins de 18 ans. Les scientifiques avancent plusieurs raisons possibles. Les moins de 12 ans ne sont pas éligibles au vaccin en Afrique du Sud et il est possible que si les enfants ne sont pas vaccinés et les parents non plus, toute la famille soit contaminée, selon Wassila Jassat.

Dans la province du Gauteng, poumon économique de l’Afrique du Sud avec la métropole Johannesburg et la capitale administrative Pretoria, le virus se propage plus vite qu’à n’importe quel autre moment de la pandémie, selon la cheffe de la santé publique du NICD, Michelle Groome. « Des données préliminaires suggèrent qu’Omicron est plus contagieux », a-t-elle dit.

La veille, des scientifiques sud-africains ont rapporté que la possibilité d’attraper le Covid-19, en dépit d’anticorps issus d’une première infection, était trois fois supérieure avec Omicron, comparé au variant Delta ou Beta. Bien que les patients présentent généralement des symptômes plus légers, Michelle Groome estime que les cas les plus sévères ne sont attendus que dans les quinze prochains jours.

Rédaction avec AFP