CAN 2022 : Le Cameroun fait un forcing et obtient sa première victoire face au Burkina Faso (2-1)

Contrat rempli pour les Lions indomptables. Le pays hôte s’est fait peur en début de match ce dimanche après-midi mais a réussi à battre le Burkina Faso grâce à un doublé sur pénalty de son capitaine, Vincent Aboubakar.

Lors de l’édition 2017 de la Coupe d’Afrique des nations, Vincent Aboubakar n’avait inscrit qu’un seul but, mais quel but ! C’était celui inscrit à la 88e minute en finale face à l’Égypte. En 2019, il n’était pas sorti du banc. Cette fois, Aboubakar en est déjà à deux buts. Et rentre encore un peu plus dans le cœur des Camerounais.

Ce dimanche à Yaoundé, le capitaine des Lions indomptables a fait garder le sourire à tout un pays. En inscrivant un doublé sur pénalty, il a permis à son équipe de remporter le match d’inauguration et de se sortir du piège burkinabé. « La victoire était importante pour nous. Oui, j’ai eu un peu peur (quand le Burkina a mené) mais, sincèrement, j’avais confiance en mes joueurs. Nous savions que jouer à domicile au premier match était un peu stressant, une charge psychologique pèse sur les joueurs, mais ils ont réagi et ça nous a permis de rentrer dans le match. Notre équipe a montré sa capacité de réaction. Nous n’avons pas fait un grand match, mais l’essentiel reste d’avoir gagné », a déclaré le coach portugais Toni Conceiçao.

Difficile de lui donner tort, cette première rencontre du tournoi ne restera pas dans les annales. Pour voir du spectacle, il fallait se brancher très tôt et regarder la cérémonie d’ouverture offerte aux 48 000 spectateurs du stade Olembe. Pour le reste, on retiendra un duel décousu, haché et marqué par de nombreux faits de jeu. Dès la 40e seconde, un premier carton rouge a failli être sorti pour une intervention grotesque les deux pieds en l’air du défenseur burkinabé Steeve Yago. La même nervosité est sans doute à l’origine de la bévue du gardien camerounais Onana, dont la sortie manquée a profité au jeune milieu de Quevilly-Rouen (24e).

À défaut d’exceller techniquement, à l’image de Karl Toko-Ekambi devant, les Camerounais ont eu le mérite de ne pas paniquer après ce but. Ils ont ainsi pu profiter des grossières fautes adverses dans la surface pour reprendre l’avantage avant la mi-temps. Aboubakar s’est chargé de transformer les face-à-face grâce à deux contre-pieds limpides (40e, 45e + 3).

Révélé en Ligue 1 en 2013, l’ancien Lorientais, passé ensuite par le FC Porto et le Besiktas Istanbul, est devenu au fils des ans l’un des cadres de la sélection. Il aura l’occasion de le prouver une nouvelle fois vendredi face à l’Éthiopie (17 heures) pour assurer la qualification en huitièmes de finale et rêver d’un triomphe à la maison.

Avec AFP