COP26 à Glasgow : Les forces vives de la RDC appellent Félix Tshisekedi à plaider pour le « décaissement effectif des fonds » pour la protection des forêts

La société civile de la RDC attend le décaissement effectif des fonds pour la protection des forêts du bassin du Congo.

La RDC, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde – après le Brésil, sera représentée à ce forum de Glasgow par le Président de la République, les membres du gouvernement et quelques acteurs de la société civile œuvrant dans le secteur de la protection de l’environnement.

Ce pays constitue un réservoir de carbone et une réserve de biodiversité d’importance mondiale. Les autorités congolaises ainsi que la société civile œuvrant dans le secteur de l’environnement et développement durable en RDC disent espérer participer, cette fois, à « une COP pragmatique ».

Pour Jeannette Bosingisi, cheffe de service de l’Agence congolaise de l’environnement (ACE), la RDC joue un rôle très important dans la protection de l’écologie à l’échelle mondiale. Et il faut tenir compte de cette dimension dans les différentes discussions qui auront lieu à Glasgow.

La COP26 est une occasion pour la RDC de réclamer le décaissement effectif des fonds pour la protection des forêts du bassin du Congo. Cette promesse n’a jamais été réalisée depuis la COP 21, poursuit Guy Nkajemba, coordonnateur du Groupe de travail Climat REDD +.

Pour sa part, le coordonnateur de la Dynamique des peuples autochtones, Patrick Saidi, estime que les efforts consentis par les peuples autochtones dans le cadre de la protection des écosystèmes forestiers n’ont jamais été récompensés à leurs justes valeurs. La COP26 offre une opportunité de réclamer les droits des peuples pygmées en tant que premiers protecteurs des forêts.

Les défis mondiaux

Chaque année, les participants à la COP se réunissent pour revoir et évaluer les mesures à mettre en place dans la lutte contre le réchauffement planétaire. De nombreux signes actuels démontrent que les changements climatiques sont en marche.

La température globale a d’ailleurs déjà augmenté de 1°C en comparaison avec l’ère préindustrielle. Afin d’en limiter les conséquences, le réchauffement de la planète doit absolument être contenu sous la barre des 2 °C d’ici 2100.

Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), si chaque pays signataire respectait ses engagements actuels, le réchauffement planétaire moyen se situerait davantage entre 2,7°C et 3,2°C. Face à cette urgence climatique, l’objectif principal de cette COP est donc de convaincre les États à revoir leurs engagements notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre.