Insécurité à Pointe-Noire : depuis quelques temps, « ça s’aggrave avec le phénomène des Bébés noirs »

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Mardi, un agent de la Mairie centrale de la ville océane a été sauvagement agressé, autour de 20 heures, au terminus de Tchiali. Il s’en est sorti avec de multiples contusions occasionnées par des attaques dont il a été la cible de la part de ces malfrats.

«Chauds », « difficiles » ou « sensibles », ces adjectifs sont souvent employés pour qualifier certains quartiers de la capitale économique du Congo.

Mais, au-delà des représentations sociales, des images stigmatisantes et des discours inquiétants, qu’en est-il vraiment de l’insécurité qui règne dans ces quartiers de Pointe-Noire ?

En effet, il y a de plus en plus d’agressions à Pointe-Noire. Certes il y en a toujours eu, mais depuis quelques temps, ça s’aggrave. « Les Bébés noirs » n’hésitent plus à sortir un couteau, et parfois une arme pour menacer la personne qu’ils agressent.

Et puis cette violence ne se cantonne plus à la nuit. En plein jour, à n’importe quelle heure, on peut vous tirer votre téléphone, vous arracher la chaine que vous avez autour du cou, vous frapper pour vous dépouiller…

Pointe-Noire offre de grands espaces sauvages et est incontestablement une terre d’aventures et de découvertes.

Toutefois, une grande prudence s’impose en ce moment.

Aux dires des populations victimes d’incidents, parfois violents, il n’existe presque pas de nuits tranquilles, à proprement parlé, au sein de la capitale économique, tant les braquages s’étendent tour à tour d’un quartier à un autre, tel un essaim d’abeilles en perpétuelle quête de butins et au regard des nombreux blessés du fait de l’insécurité, que l’on peut observer au Centre Hospitalier Adolphe-Cissé.

Bien plus, si les nombreux cas d’agressions recensés sont le fait des repris de justice, les populations sont en proie d’ignorer la nécessité de se soumettre aux procédures judiciaires, toutes choses qui pourraient véhiculer un regain de violence dans les artères du pays au regard de la crise économique et de la crise sanitaire qui paralysent le Congo.

Beaucoup de gens laissent tomber, ne portent pas plainte car ils ont le sentiment que ça n’aboutira pas et qu’ils vont perdre leur temps.

La sureté et la sécurité sont des compétences régaliennes de l’Etat. Vivement que la sécurité règne à Ponton la belle !

Source : Les Echos du Congo-Brazzaville

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