Le nouveau président zambien a prêté serment

Le nouveau président zambien Hakainde Hichilema a prêté serment, mardi. Il a battu son prédécesseur Edgar Lungu lors des élections générales tenues le 12 août dernier, et a prêté serment en même temps que le nouveau vice-président du pays, Mutale Nalumango.

S’exprimant lors de la cérémonie de prestation de serment devant plus de 60 000 spectateurs au stade des Héros nationaux dans la capitale Lusaka, Hakainde Hichilema a promis de se mettre au travail immédiatement.

Au cours de son mandat de cinq ans, il s’emploiera à redresser l’économie et de sortir ses compatriotes de la pauvreté en veillant à ce que toute la population du pays ait au moins trois repas décents par jour, a-t-il promis.

“Aux jeunes, c’est votre victoire et nous veillerons à vous offrir les opportunités d’emploi tant souhaitées”, a déclaré Hichilema, qui a commencé son discours en rendant hommage au président fondateur de la Zambie, Kenneth Kaunda, décédé un mois avant le scrutin.

S’exprimant à cette occasion, Félix Tshisekedi, président de l’Union africaine et président de la République démocratique du Congo, a déclaré que le continent est fier de la Zambie pour avoir mené avec succès et dans la paix une troisième transition de pouvoir depuis le retour du pays au système du multipartisme, il y a trois décennies.

Lazarus Chakwera, président de la Communauté de développement de l’Afrique australe et président du Malawi, a décrit la Zambie comme un bastion de la démocratie et du constitutionnalisme en Afrique.

Parmi les autres participants figuraient le Kényan Uhuru Kenyatta, le Botswanais Mokgweetsi Masisi, le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, le Sud-africain Cyril Ramaphosa, le Mozambicain Filipe Nyusi, le Namibien Hage Geingob et la Tanzanienne Samia Suhulu Hassan.

Hichilema a remporté le vote avec près d’un million de voix, et a tendu un rameau d’olivier à Lungu, qui a été raillé par la foule lorsqu’il est entré dans le stade pour remettre les instruments du pouvoir à son successeur.

Le nouveau président a promis de ne pas avoir recours à la vengeance ou autre type de rétribution dans la lutte contre la corruption, ajoutant que l’état de droit sera respecté.

AFRICA24SUR24.NET et avec AFP