Rapport des experts de l’ONU contre le Rwanda : « C’est la méthode Fatshi qui a fait la différence » (Thierry Monsenepwo)

Tous les congolais l’attendaient depuis des mois, et le contenu du rapport confidentiel du groupe d’experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo (RDC), transmis le jeudi 4 août 2022 à des Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’avère explosif.

L’ONU accuse l’armée rwandaise d’avoir participé à des attaques contre des militaires congolais et d’avoir équipé et fourni des renforts aux insurgés du Mouvement du 23-Mars (M23). Cette rébellion, née en 2012, a repris les armes contre l’Etat fin 2021, dans l’est de la RDC, le long de la frontière avec le Rwanda.

Les experts de l’ONU, qui ont mené des « inspections sur place » et analysé les « images disponibles », assurent disposer de « preuves solides » démontrant la participation de militaires rwandais à plusieurs attaques perpétrées contre des soldats congolais, dans la province du Nord-Kivu, fief du M23, entre novembre 2021 et juillet 2022.

Analysant minutieusement ce rapport confidentiel des experts de l’ONU au média en ligne de la télévision publique (RTNC.CD) , le coordonnateur national de la jeunesse du parti « CCU » salue la méthode du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ayant abouti à l’éclatement de la vérité dans l’opinion nationale et internationale.

« Ce qui a fait basculer la tendance, c’est la méthode Tshisekedi. Dès son arrivée au pouvoir, le Président Tshisekedi a donné des gages que le Congo peut à nouveau rassurer non seulement ses neufs voisins, mais aussi ses partenaires traditionnels. La diplomatie clairvoyante du Chef de l’État sous-tendue par une gestion saine et transparente de l’État a fini par mettre en confiance les décideurs et à les convaincre pourquoi pas de déplacer leur curseur vers le CONGO. C’était un problème d’intelligence géostratégique. Il n’était guère sage pour un pays aussi stratégique que le Congo de chercher à se mettre à dos ses alliés traditionnels. Ceux-ci ne pouvaient que nous contourner par des têtes de pont comme le Rwanda et l’Ouganda. J’observe que grâce à l’entregent du Président Tshisekedi, il n’y a plus d’appréhension à avoir sur une improbable accointance avec des réseaux de la pègre affairiste orientale par exemple. Les Hezbollah et autres organisations internationales mafieuses n’ont plus droit de cité en RDC depuis l’alternance. Tout ceci ajouté à la bonne gouvernance ne peut que créer des nouvelles prédispositions auprès d’une communauté internationale qui, somme toute, n’a aucun intérêt à s’aliéner ce géant d’Afrique qu’est la RDC » dit Jean Thierry Monsenepwo.

Et de poursuivre :

« Il n’y a pas matière à jubiler lorsque les experts des Nations-Unies dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies confirment ce que tout le monde sait. L’occupation rwandaise depuis le 02 août 1998 n’est ignorée de personne. Elle n’a fait que changer de visage en passant du RCD au CNDP, et du CNDP au M23. Que les experts des Nations-Unies aient révélé un secret de Polichinelle et étayé une vérité de Lapalisse ne saurait en aucun cas émouvoir outre mesure les Congolais »

Selon ce communicateur de l’Union sacrée de la nation, le Rwanda risque de subir bientôt économiquement le sort de la crise énergétique née de la guerre en Ukraine.

« Et c’est dommage que le Président Kagame que l’on présente souvent comme un stratège n’ait pas lu les signes du temps. Il n’aurait jamais dû s’aviser d’agresser aussi ostentatoirement la RDC pendant que la Russie rôdait en Afrique pour déloger les occidentaux de leurs zones d’influence séculaires. Hélas, lorsque l’heure du déclin sonne, le déterminisme veut qu’on perde toute lucidité en ayant la tête dans le guidon. Le régime crépusculaire de Kigali n’aura à s’en prendre qu’à lui-même.

Pendant ce temps, le Président Tshisekedi a, quant à lui, mené avec brio une diplomatie séduisante au G20, à la conférence sur le climat à Glasgow, avec une méthodologie limpide et hyper efficace, à savoir présenter la RDC comme un pays solution. Un pays solution pour le deuxième poumon de la planète qu’il heberge, certes. Mais aussi et surtout le pays qui détient tous les métaux rares indispensables à la transition écologique. Tertio enfin, désormais un pays solution à la crise énergétique mondiale, qui vient de mettre sur le marché pas moins de 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers. Vous voyez bien qu’avec tout ce que le Chef de l’État a intelligemment placé sur la balance, le Rwanda, qui est un poids plume, ne pouvait pas peser. C’est aussi simple que ça » conclut Jean Thierry Monsenepwo