RDC : Adolphe Muzito satisfait de la performance fiscale sous la gouvernance de Felix Tshisekedi

Le coordonnateur de la coalition de l’opposition LAMUKA, salue vivement les performances fiscales (les recettes de 1,7 milliard de dollars) réalisées en avril dernier en République Démocratique du Congo.

Au cours d’une sortie médiatique ce vendredi à Kinshasa, il précise qu’il n’attribue pas cet exploit au gouvernement puisqu’il doit faire connaître ses efforts en terme d’impulsion politique.

«Je salue, je félicite le record réalisé par le pays. Bien sûr que ça se fait dans le contexte d’un gouvernement et d’un pouvoir précis, mais ce sont des performances du pays. On ne sait pas, ça peut être l’impulsion politique, ça peut aussi être l’administration (fiscale) elle-même. Je ne sais pas encore quel est l’effort du gouvernement à proprement parler », a-t-il dit.

Il estime plutôt que les recettes de 1,7 milliard de dollars réalisées en avril dernier doit être attribuées à l’Inspection générale des finances (IGF) grâce à ces contrôles.

«On peut imputer (ce résultat) à l’Inspection générale des finances (IGF) qui, avec ses contrôles, essaie probablement de pousser les opérateurs à approcher, plus ou moins, un certain niveau de déclarations qui correspondent à la vérité », a martelé Muzito.

Et de poursuivre :

«Ce n’est plus 1,7 milliard de dollars, (mais) plus ou moins 2 milliards de dollars. Il y a une partie des recettes (410 millions de dollars) qui venait de rentrer dans l’escarcelle de la Direction générale des impôts (DGI) venant d’un contribuable qui, en fait, a déclaré et payé au mois d’avril mais malheureusement, la procédure au niveau de la Banque centrale a été d’autant plus long que l’imputation devra se faire au mois de mai».

Toutefois, le coordonnateur de Lamuka ajoute que le ministre des Finances, Nicolas Kazadi ainsi que celui du Budget, Aimé Boji, n’ont pas donner des précisions sur la part des efforts de l’administration et du gouvernement.

«Le ministre des Finances et celui du Budget, qui ont relevé ce record, n’ont pas donné une ventilation en termes quantitatifs pour dire quelle est la part de l’effort de l’administration, la part de l’effort du leadership politique, la part de la réalité liée à la conjoncture économique internationale qui fait que, puisque nous sommes un pays importateur du cuivre, du cobalt, et que les 2 produits ont connu une hausse de leur courbe sur le marché international, que le pays réalise beaucoup de recettes d’exportation », a-t-il expliqué.

Adolphe Muzito insiste sur le fait que le système fiscal et douanier congolais reste déclaratif. Ce qui fait que, d’après lui, les contribuables ne payent que selon leur vouloir.

«Notre système fiscal et douanier est déclaratif. Cela signifie que tout ce que nous réalisons comme recettes, au niveau de différentes administrations relève de la volonté du contribuable. C’est lui qui dit ce qu’il doit. J’insiste sur le fait que jusqu’ici, nous n’avons que ce que les opérateurs, les miniers ont choisi de payer »,a-t-il rappelé.

Il pense que c’est impossible de mesurer à ce jour l’effort de l’administration à proprement dite bien qu’il reconnaît l’existence d’un logiciel installé (Isis-régis) pour retracer, de la constatation au paiement.