RDC: Avant les sanctions internationales, le collectif G31 accorde un dernier moratoire à l’État congolais pour la réhabilitation de ces élus qui se disent légitimes ( communiqué.)

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Quelques semaines après l’organisation d’un point de presse co-animé avec ACAJ , le collectif de G31( 31 Députés victimes des arrêts de superposition) se lève pour hausser le ton et exiger en toute urgence la réhabilitation de ses membres victimes de derniers arrêts de la cour constitutionnelle validant les non élus .

A en croire leur porte parole, Louis d’or Balekelayi, plusieurs activités seront menées en cette période notamment les sit in et les marches pacifiques afin de pousser l’État congolais à une réparation à l’amiable avant les sanctions internationales.

Et le G31 démontre que leur colère ressort d’un large temps pris par la présidence de la République et l’assemblée nationale pour répondre aux recommandations du comité des droits de l’homme des nations unies dénonçant l’illégalité de derniers arrêts de la cour constitutionnelle. Mais aussi le manque de suite à réserver à plusieurs correspondances du CNSA pour résoudre politiquement ce dossier qui tient à ternir l’image du pays sur le plan international.

 » Trop c’est trop . Observant ce silence cette fois-ci, nous pourrions le cas échéant recourir aux manifestations de la rue avec nos électeurs » rétorque le G31 dans un communiqué de presse publié ce dimanche 1er décembre à Kinshasa et rendu public par le porte parole du G31, Louis d’or Balekelayi.

Pour bien entamer le processus, Louis d’or Balekelayi annonce au nom du G31 une grande rencontre dès ce lundi avec les membres du collectif de G31 afin de faire ensemble le point sur l’évolution de leur dossier sur le plan international avec la plainte qu’ils avaient portées contre la RDC pour violation du pacte international sur leurs droits civils et politiques.

 » Il y a un ordre du comité des droits de l’homme des Nations unies donné à l’État congolais pour réparer les préjudices nous causés par la cour constitutionnelle à travers ses arrêts de superposition. Sur le plan politique, il y a des contacts en cours. Mais ça traine trop. J’insiste que nous pourrions le cas échéant recourir aux manifestations de rue avec nos électeurs. Cette fois-ci si la police nous en empêche, nous allons volontairement nous constituer prisonniers au centre pénitentiaire de Makala. Ainsi nous serons les premiers martyrs de l’alternance dite pacifique. » Ajoute t’il

Les membres du collectif G31 précisent que l’acte posé par la chambre spéciale de la cour constitutionnelle met en cause le serment prêté par le chef de l’état sur base de l’article 74 de la constitution.
Dans ce serment « le Président jure de respecter et de faire respecter la constitution de la République ». Mais aujourd’hui, la constitution est violée et les portes du chef de l’État , garant de cette constitution leur restent fermées depuis le mois de juillet où ils avaient sollicité à être reçus en audience. Mais nous continuons à faire confiance au Père de la Nation quant à la suite que nous souhaitons maintenant rapide.

 » Nous allons empêcher même l’assemblée nationale de tenir paisiblement ses plénières si une solution n’est pas vite trouvée. Au pire des cas , nous allons exiger à la communauté internationale de prendre des sanctions contre la RDC et son assemblée nationale en suspendant leurs participations à des rencontres régionales et internationales , même de stopper toute aide financière à un pays qui viole les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits civils et politiques dûment ratifiés » enchaîne Louis d’or Balekelayi tout en sollicitant en même temps comme le comité laïc catholique la démission des juges de la haute cour pour une haute trahison à la Nation.

Cependant , Il a tenu à déplorer la mauvaise foi de l’État congolais pour la non prise en charge des funérailles
de leur collègue, membre du G31, Pauline Matankumu morte le mois dernier à la suite d’une crise consécutive à son invalidation.

Il sied de rappeler que dans un cahier des charges déposé auprès des institutions nationales , le collectif G31 exigeait la reconnaissance officielle par l’État congolais à leur qualité de députés nationaux avec tous les avantages dûs aux autres élus .

Rédaction

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