RDC : Clément Kanku appelle le régime de Tshisekedi à mettre fin « aux mauvaises habitudes du passé sous Kabila » qui ont fait souffrir la population

Le parti « Mouvement pour le Renouveau » n’a pas encore trouvé sa propre réponse aux questions multiples qui déchirent la République Démocratique du Congo.

Tout de même , Clément Kanku Bukasa essaye de recadrer ceux qui estiment que Félix Tshisekedi n’a pas réussi à faire changer les choses pendant les 2 ans et demi de gestion contrairement aux 18 ans de l’ex président Joseph Kabila.

«Pourquoi pouvons-nous comparer les 18 ans chaotiques de Monsieur Kabila avec les deux années seulement du président Félix Tshisekedi ? Sur ce point là je ne suis pas d’accord car Kabila a paralysé tout le pays. Pour preuve notre argent du pays à l’occurrence les frais des plaques d’immatriculation, le go pass et tant d’autres servait à un clan privé. Les animaux du pays ont été déplacés vers une zone privée zoologique. Hormis nos minerais pillés , autant d’immeubles achetés et construits avec l’argent volé partout au pays . C’est pourquoi je me demande si c’est normal avec notre bébé union sacrée de continuer à copier ce qui n’était pas bon et que certains comme moi reconnaissent que ça devrait être fait différemment ? Le peuple veut la rupture avec les mauvaises habitudes du passé si non on aurait rien fait jusqu’alors. Aujourd’hui notre population est fatiguée avec cette histoire de vol de RAM. Que le gouvernement s’assume pour sa suppression» a lancé le président du MR à Kinshasa dans une salle où il avait confié l’assistance pour une communication publique axée sur l’unité nationale.

Cet ancien ministre de la coopération au développement appelle modestement le régime de Félix Tshisekedi à améliorer et à corriger ce qui nécessite de l’être au lieu que « la coalition gouvernementale Union Sacrée » continue à justifier les agissements d’aujourd’hui par rapport au régime précédent.

Dans un autre volet de communication dans la salle , M. Noël Tshiani a alerté sur ce qu’il qualifie de risque pour le pays de perdre son destin ou encore sa souveraineté si jamais sa proposition de loi ne serait adoptée au parlement.

« J’ai toujours dit que notre pays prenait le risque d’infiltration au sommet de l’Etat en ayant l’ouverture aux gens qui pourraient ne pas être 100% loyaux à la RDC et qui accèderaient à des fonctions de souveraineté. Je dis que tous les Congolais sont les mêmes, j’en suis convaincu. Mais si on a des gens qui ont un pied dedans et un pied dehors, ils peuvent nous mettre dans une situation telle qu’ils prennent le Congo en ayant accès à des fonctions de souveraineté en les mettant sur le contrôle d’autres pays étrangers ou bien en servant certains intérêts qui ne sont pas les nôtres. J’ai donné l’exemple, rappelez-vous lorsque Bosco Ntaganda était général et qui siégeait pratiquement sur l’est de la République, presque toute cette partie lui revenait, ce n’était plus sous le contrôle de la RDC. Nous avions un gouvernement central ici à Kinshasa, mais qui n’avait rien à dire sur ce qui se passait dans la partie est de la RDC que contrôlait donc Bosco Ntaganda, au point où il y avait des avions qui venaient atterrir dans cette partie avec pleins de dollars pour acheter des minerais, les embarquer et sortir du pays à l’insue des autorités politiques nationales », a déclaré, Noel Tshiani.

Et d’ajouter :

« C’est le risque d’avoir des gens qui ont un pied dedans, un pied dehors. Quelqu’un qu’on nous présente comme Congolais mais en réalité, qui ne travaille pas pour la RDC mais qui est à la solde des pays étrangers. Je continue à dire que si le Congo ne prend pas la sagesse de mettre en place la loi que j’ai proposée, ce qui va arriver, on aura des infiltrés au sommet de l’Etat et ils vont mettre en mal la souveraineté de l’Etat et l’intégrité territoriale du pays ».

La RDC est en récession, la population souffre, il y a une pression sur le régime qui n’arrive pas encore à imprimer son idéologie et sa politique pour faire changer les choses.

Nombre d’observateurs estiment que Félix Tshisekedi n’est pas à un point de rupture avec les agissements du régime précédent.

La situation sécuritaire, économique , et sociale en RD Congo reste du pareil au même depuis la prise de pouvoir de Félix Tshisekedi le 24 janvier 2019. Et depuis qu’il s’est défait de l’influence de Joseph Kabila , on assiste à une transhumance à grande échelle sur la scène politique congolaise.

Abed Masiri