RDC-Élections de 2023 : « il faut laisser les congolais réglés leurs problèmes par une solution interne » ( Ambassadeur de la Chine)

Zhu Jing, ambassadeur de la République populaire de Chine a été reçu ce jeudi 14 octobre 2021 par le président de l’Assemblée nationale dans son cabinet de travail à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations que Christophe Mboso a initiées depuis un temps avec les diplomates sur la préparation du processus électoral.

Devant la presse, Zhu Jing a appelé la communauté internationale d’accompagner le processus électoral et non s’ingérer dans les affaires internes de la RDC qui relèvent de sa souveraineté.

«… La Chine est contre toute ingérence dans les affaires intérieures des Congolais, parce que nous considérons que la préparation du processus électoral de la République démocratique du Congo, c’est une affaire interne du Congolais. Donc, il faut laisser les Congolais réglés leurs problèmes par une solution congolaise ! La communauté internationale, nous avons le rôle d’accompagner ce processus et de donner notre soutien extérieur, mais sans s’ingérer dans les affaires du Congo », a déclaré l’ambassadeur chinois.

Et d’ajouter :

« J’ai souligné deux points avec Monsieur le président. D’abord, la Chine soutient tous les efforts en faveur du dialogue inclusif et constructif entre les Congolais, pour trouver une solution consensuelle au problème concernant le processus électoral. Et nous sommes confiants que les Congolais ont la sagesse et l’intelligence pour parvenir à ce consensus »

Pour rappel , le groupe parlementaire du Front commun pour le Congo (FCC) s’était dit non concerné et avait affirmé de ne pas envoyer ses délégués à cause de la persistance de profondes divergences sur les principales questions électorales entre les différentes parties prenantes et qu’un consensus sur ces questions constituait une condition essentielle pour la crédibilité du processus électoral et l’opposabilité, à tous, des résultats des prochaines élections.

Pour ce faire, le FCC avait écrit à Christophe Mboso pour lui signifier qu’il ne va pas déléguer ses représentants au sein de la commission paritaire, qui doit examiner les candidatures des membres qui vont constituer le prochain bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

La RDC devra organiser les élections en 2023. Il faut notamment des réformes électorales et la mise en place du nouveau bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ces préalables peinent à être concrétisés pour l’instant. La mise en place du nouveau bureau de la CENI traîne à la suite des désaccords au sein de la plateforme des confessions religieuses sur la désignation du futur président de la centrale électorale.

Six autres confessions religieuses ont désigné Denis Kadima comme président de la CENI, alors que l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo considèrent ce candidat comme proche du pouvoir. Les catholiques et les protestants qui reconnaissent les capacités techniques de M. Kadima insistent sur l’éthique, la probité et surtout le courage exceptionnel de celui qui devra publier les résultats des urnes.