RDC: Félix Tshisekedi annonce l’arrestation des suspects dans le meurtre de l’ambassadeur italien

Profitant de son séjour à Paris pour le sommet axé sur la relance de l’économie africaine post-covid, Félix Tshisekedi a révélé à la presse que les enquêtes sont en cours au sujet de l’attaque de Kibumba qui a couté la vie à l’ambassadeur Luca Attanasio, au carabinier Vittorio Lacovacci et au chauffeur Mustapha Milambo. A en croire le chef de l’État congolais , quelques suspects sont déjà entre les mains de la justice .

« Les enquêtes continuent. Il y’a des suspects qui ont été appréhendés. Ils sont en train d’être interrogés. Au-delà de ces suspects, il y a sûrement une organisation. Ce sont des coupeurs de route organisés en bandes. Ils ont sûrement des mentors. C’est tout cela que nous devons remonter comme chaîne. Nous avons la collaboration des services italiens et nous travaillons d’arrache-pied », a t-il dit.

Le successeur de Joseph Kabila enchaine :

« C’est dramatique. Je connaissais personnellement cet ambassadeur. C’est terrible. J’ai été vraiment bouleversé par sa mort. Cela me motive davantage à rechercher les suspects et surtout à mettre fin à ces poches de violence dans l’Est de la RDC ».

Au moment où l’enquête diligentée par les autorités congolaises suit son cours, Rudi Di Maio, le ministre italien des Affaires étrangères a demandé à l’ONU d’ouvrir une enquête sur l’assassinat de son ambassadeur à Kinshasa, Luca Attanasio.

Luca Attanasio, l’ambassadeur d’Italie en RDC, a été tué dans l’Est du pays en même temps que Vittorio Iacovacci, son garde du corps de la police militaire italienne, et Mustapha Milambo, un chauffeur congolais, lors d’un voyage organisé par le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies pour visiter un projet scolaire dans un village.

Pour le ministre italien des Affaires étrangères, si leur ambassadeur pouvait décider seul des modalités de ses déplacements dans le pays, l’organisation de ce voyage dans l’Est était de l’entière responsabilité du Programme alimentaire mondial (PAM).

Rédaction