RDC : Katumbi annoncé ce lundi à Goma pour assister les sinistrés de l’éruption volcanique

Sauf changement de dernière minute, la ville de Goma va accueillir ce lundi 27 septembre 2021 dans l’après-midi Moïse Katumbi Chapwe.

Selon plusieurs sources de son parti Ensemble pour la République recoupées par AFRICA24SUR24.NET au Nord-Kivu , cet ancien gouverneur de l’ex Katanga atterrit sur place pour assister les sinistrés de l’éruption volcanique du 22 mai dernier, cantonnés dans plusieurs sites installés dans le territoire de Nyiragongo, au nord de Goma.

Moïse Katumbi profitera de son séjour de 24 heures seulement pour distribuer les dons récoltés par son parti politique.

Plus de trois mois après l’éruption du volcan Nyiragongo, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), des milliers de sinistrés vivent encore autour de Goma dans des abris de fortune et appellent à l’aide.

Sur place , les tentes sont faites de vieilles bâches et toiles délavées par la pluie, récupérées ici et là par des habitants qui, après avoir fui l’éruption du 22 mai, n’ont rien retrouvé de leurs habitations à leur retour.

Les abris sont minuscules, comme celui de Joséphine Kakuru Mayani, la cinquantaine, veuve et elle aussi mère de famille nombreuse. Deux mètres carrés, montre-t-elle, dans lesquels tout le monde s’entasse la nuit. Lors de l’éruption, qui a semé la panique dans la ville de 2 millions d’habitants, elle s’était enfuie avec ses proches vers Saké, à 27 km de Goma, où elle avait été hébergée dans « une famille hôte ».

L’éruption a fait 32 morts, détruit plusieurs centaines de maisons et entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes, surtout à partir du 27 mai, lorsqu’on craignait une éruption limnique du lac Kivu, susceptible de libérer d’énormes quantités de gaz mortels. Une dizaine de jours plus tard, quand le volcan ne semblait plus menacer, les déplacés sont revenus.

La coulée de lave s’étant miraculeusement arrêtée aux faubourgs de Goma, où les activités ont aujourd’hui repris normalement, certains ont pu se réinstaller chez eux. Mais d’autres ont retrouvé leur parcelle submergée par la lave durcie, toutes leurs affaires disparues.