RDC : la CENCO déplore la désactivation de 600 écoles conventionnées catholiques sur la liste de paie pour cause de « faux arrêtés »

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Plus de six cents écoles conventionnées catholiques ont été désactivées de la liste de paie des enseignants. Selon la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), cette décision a affecté plus de six mille enseignants des écoles concernées.

Au cours d’une conférence de presse animée mercredi 14 avril à Kinshasa, le secrétaire général de la CENCO, abbé Donatien Nshole, a dénoncé cette désactivation, assurant qu’il n’existe pas d’écoles fictives conventionnées catholiques.

L’abbé Nshole a dit son étonnement devant la presse :

« Je crois qu’il y a des soupçons qu’il y a des écoles fictives. Alors, chez nous, il y a plus de 600 écoles et des réseaux catholiques. Et nous sommes en train de vérifier, ce sont des écoles qui fonctionnement normalement. Mais s’il y a de faux arrêtés, c’est possible. Qui a donné ça ? Il y a même des écoles qui fonctionnent depuis l’époque coloniale, depuis avant l’indépendance. Ça signifie qu’il y a une vérification en profondeur qu’il faut faire. »

Pour lui, il sera imprudent de pouvoir désactiver ces écoles-là des listes de la paie ; « parce que la conséquence immédiate, c’est que ce seraient des milliers d’enseignants qui ne seront pas dans leur droit, des milliers d’élèves qui n’auront plus droit à l’éducation. »

L’Eglise catholique est prête à offrir son expertise pour aider l’Etat à voir clair dans ce dossier.

« Nous encourageons ce travail pour mettre fin à la circulation de faux documents et à la création des écoles anarchiques », a assuré le secrétaire général de la CENCO, avant de poursuivre : « Jusque-là, nous n’avons aucun élément, même pas une interpellation des autorités, parce que je ne vois pas est-ce que ça peut exister dans les réseaux catholiques. »

Dans une correspondance adressée aux gouverneurs des provinces et consultée par Radio Okapi mardi 30 mars, le secrétaire général de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST), Jean-Marie Mangobe Bomungo, faisait état de la désactivation de la liste de paie de 1179 écoles. Il parlait d’écoles «fonctionnant avec de faux arrêtés, de leur personnel, des agents avec des données d’identification irrégulières ainsi que des doublons. »

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