RDC/politique monétaire : le taux directeur de la BCC demeure à 9%

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Le Comité de politique monétaire (CPM) de la  Banque centrale du Congo (BCC) a décidé de maintenir inchangés les dispositifs actuels de la politique  monétaire ainsi que le taux directeur à 9,0%, lors de sa cinquième réunion ordinaire, selon un document de cette instance relayé par Africa24.

Le communiqué indique que les coefficients de la  réserve obligatoire sur les dépôts en devises, à vue et à terme, sont maintenus respectivement à 13,0% et 12,0% et ceux pour les dépôts en monnaie nationale, à vue et à terme, à 2,0% et 0%, le Bon de la BCC sera éventuellement utilisé pour la régulation de la liquidité.

La source souligne également que les dernières estimations de la croissance, sur base de réalisations de la production à fin mars 2019, renseignent une progression de l’activité économique de 5,6% en 2019, contre une réalisation de 5,8% en 2018, précisant qu’en dépit de ce léger recul, cette croissance impulsée par les activités extractives demeure supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne de 3,5%.

S’agissant de l’évolution de la conjoncture économique au mois de mai 2019, le comité de politique monétaire indique que la confiance des chefs d’entreprises s’est dégradée pour le deuxième mois consécutif que le solde global brut de leurs opinions a fléchi à +6,1% en mai 2019, contre +10,4% un mois auparavant, alors qu’il était de +19,2% en mars 2019,

Sur le marché des biens et services, la même source signale que la tendance à la décélération des prix intérieurs s’est poursuivie en mai 2019 où le taux d’inflation en glissement annuel était tombé à 3,95% contre 4,80% en avril.

En revanche, en rythme mensuel, il s’observe une légère hausse des prix de 0,38% en mai contre 0,37% le mois d’avant.

Ainsi à condition inchangée, le taux d’inflation attendu à fin décembre 2019 se situerait à 4,16% contre un objectif d’inflation de 7,0% à moyen terme.

Au niveau du secteur des finances publiques, la situation reste impactée par l’ancrage budgétaire de fin avril dernier, indique la même source.
Stabilité du taux de change à l’extérieur.

La même source indique qu’au niveau du secteur extérieur, il apparait une relative stabilité du taux de change sur les deux compartiments du marché au mois de mai.alors que la monnaie nationale s’est appréciée de 0,07% à l’interbancaire et s’est dépréciée de 0,21% au parallèle, situant le taux respectivement à 1.637,68 (mille six cent trente-sept, soixante-huit cents) CDF et 1.666,50 (mille six cent soixante-six, cinquante cents) CDF le dollar américain au 31 mai  2019.
En rythme annuel, le  franc congolais s’est déprécié de 0,12% à l’indicatif contre une appréciation de 0,59% au parallèle.

S’agissant des réserves de change, la source précise que les données provisoires renseignent une consommation mensuelle des devises de 91,3 millions d’USD, ramenant le niveau des réserves à 1.060,4 millions d’USD, soit 4 semaines d’importation des biens et services sur ressources propres.

Concernant le secteur monétaire, l’évolution des agrégats monétaires renseigne une légère hausse mensuelle de la base monétaire de 3,5%, expliquées principalement par la hausse des avoirs intérieurs nets. L’encours du Bon BCC s’est établi à 44,0 milliards de CDF, traduisant une ponctuelle de 4,0 milliards de CDF et une injection annuelle de 1,5 milliards de CDF.

Le Comité de politique monétaire encourage au demeurant  le gouvernement à tirer profit des recommandations de la récente mission du Fonds monétaire international (FMI) au titre de l’article 4 qui exhorte ce dernier notamment, à accroître la mobilisation des recettes publiques et à améliorer le climat des affaires, en vue d’insuffler une dynamique favorable à une  croissance économique inclusive. 

Didier Mbokandja

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