Soutien du Rwanda au M23 : Freddy Mulumba déplore « le silence » de l’ONU face aux multiples rapports de ses experts depuis 2002 qui accusent Kagame et Museveni

Les réactions s’intensifient pour fustiger la complicité des Nations-Unies et exiger le départ de sa mission en RD Congo accusée de complicité avec les groupes armés et de passivité dans sa mission de rétablissement de la paix.

Analysant le rapport du groupe d’experts des Nations unies sur un plateau de télévision à Kinshasa , le politologue Freddy Mulumba Kabuayi estime que c’est « du déjà entendu » depuis 2002.

« L’ONU sait que c’est depuis 2002 que Kagame et Ouganda sont toujours cités dans plusieurs rapports de ses experts dans la déstabilisation de l’Est de la RDC. Pourquoi les sanctions tardent toujours ? Or les experts ont déclaré dans leur rapport disposer de preuves détaillées attestant que l’armée rwandaise (RDF) a lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des Forces armées congolaises » fustige ce chercheur en culture panafricaine.

Et de poursuivre :

« Les experts indiquent que Kigali a également fourni des renforts de troupes au M23 pour des opérations spécifiques, en particulier lorsque celles-ci visaient à s’emparer de villes et de zones stratégiques. Et l’ONU attend quoi encore pour des décisions ? »

Pour Freddy Mulumba , ce rapport des experts de l’ONU est une fuite en avant dans la mesure où la commission des affaires étrangères au sénat américain s’est déjà investie sur cette question.

« L’actualité c’est la prise de position de la commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis d’Amérique si vous ne le savez pas. Avant ce rapport, Robert Menendez a officiellement saisi le secrétaire d’État pour dénoncer le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 qui ont relancé les hostilités » martèle t-il

Il sied de rappeler que durant son séjour à Kinshasa tout comme à Kigali, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a appelé la RDC et le Rwanda de cesser à soutenir les groupes armés au Nord-Kivu et à l’ituri.

La rédaction