Union Africaine: Félix Tshisekedi se dit « profondément préoccupé » par le conflit en Éthiopie et ses conséquences

Le président congolais et président de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, a exprimé, jeudi sa « profonde » préoccupation face aux conséquences humanitaires engendrées par le conflit dans le Nord de l’Ethiopie où les Nations Unies estiment qu’au moins 400 000 personnes sont confrontées à des conditions proches de la famine à cause des affrontements entre les forces éthiopiennes et les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

En sa qualité de président de l’Union africaine depuis février 2020, Félix Tshisekedi a appelé « les parties impliquées dans ce conflit pour qu’elles privilégient le dialogue afin de restaurer la paix et la réconciliation nationale ».

Tshisekedi a, en outre, affirmé, dans un communiqué, son soutien « aux efforts de médiation entrepris au nom de l’Union africaine » par Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, ainsi qu’à ceux du président du Kenya, Uhuru Kenyatta.

Le président congolais a tenu à rappeler les principes sacro-saints de la « préservation de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la république fédérale démocratique d’Ethiopie et la condamnation par l’UA de toute tentative visant au changement anticonstitutionnel d’un gouvernement ».

La guerre dans le nord de l’Ethiopie a débuté en novembre 2020 quand le Premier ministre Abiy Ahmed a chargé l’armée de destituer les autorités régionales issues du TPLF, qu’il accusait d’avoir attaqué des bases militaires.

Abiy Ahmed a proclamé la victoire le 28 novembre, mais les combattants du TPLF ont repris en juin l’essentiel du Tigré, avant d’avancer dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara. Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont menacé de marcher sur la capitale Addis Abeba, également siège de l’UA.

La crise a donné lieu à un drame humanitaire. 80 % des médicaments essentiels ne sont pas disponibles et plus de deux millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer, d’après les Nations Unies. Le gouvernement fédéral est accusé d’empêcher délibérément les aides humanitaires d’atteindre le Tigré.

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, en visite mercredi au Kenya, a renouvelé ses appels à un cessez-le-feu en Éthiopie, pays qui compte 110 millions d’habitants et représente la deuxième plus grande population du continent.